Les vendeurs de cercueils à Accra au Ghana ont révélé que le faible taux de mortalité a affecté négativement leurs business en 2016.

Dans une enquête menée par l’Agence de presse du Ghana (GNA), en vue de découvrir comment certaines entreprises ont fonctionné en 2016, les vendeurs de cercueil ont exprimé leurs points de vue sur leurs ventes pour l’année.

Dans leurs différentes interventions, l’un d’eux s’en est pris au faible taux de décès, qui réduit considérablement leurs chiffres d’affaires. A cet effet, Agyekum Darkwah Junior, vendeur de cercueils à l’hôpital de Korle-Bu, a déclaré:

«Tout comme nous ne prions pas pour que les gens meurent, je dois aussi avouer que notre subsistance dépend du nombre de cercueils que nous vendons dans l’année. Le marché n’était pas bon l’an dernier, la nation ayant enregistré un faible taux de décès par rapport aux années précédentes. Ma seule prière est d’obtenir plus d’acheteurs pour mes coffrets magnifiquement fabriqués afin de rendre mes investissements fructueux cette année. J’ai employé plus de huit charpentiers, donc si le marché baisse, je ne pourrais pas les rémunérer », a t-il dit.

Stephen Kwame Addai, propriétaire d’une boutique de cercueils à Kaneshie, cependant, a rejeté la notion que le business était tout à fait «chaotique» car, il repose sur la mort des gens.
«Nous ne causons pas la mort de nos semblables humains. La mort, que ce soit par accident de voiture ou par maladie, est naturelle ».

Emmanuel Abankwaa, qui travaille dans le même secteur à Dansoman, a dit que le business est une source légitime de revenus, en tant que telle, une croissance en elle est très nécessaire.

« Nous ne disons pas que les gens devraient mourir, mais s’ils meurent, nous ne pouvons pas leur donner la vie, mais pouvons seulement aider à faciliter leur sépulture », a t-il dit.

Pendant que Akorli Samuel qui traite dans la production de cercueil à Lapaz dit que ce business est «vraiment rentable».
«Les gens n’achètent généralement pas de cercueils et les gardent  pour des enterrements. Pour certains, les cercueils sont effrayants. Les parents ne devraient pas décourager leurs enfants d’entrer dans ce business. C’est vraiment rentable ».

afrikmag.com

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