Un fait surprenant s’est déroulé au Burkina Faso. La société traditionnelle ne tolère pas certaines pratiques. C’est le cas par exemple de la sorcellerie.

En effet, le ministère de la Femme, en prélude à la célébration de la 160e journée de la gent féminine, a rendu public des chiffres alarmants.

Selon ce département ministériel, 13 centres d’accueils ont accueilli 926 personnes vers la fin de l’année 2016. Ces dernières sont pour la plupart des femmes accusées de sorcellerie  et victimes d’exclusion sociale.

Outre les femmes accusées de sorcellerie, les centres ont également enregistré“(…) des  cas d’exclusion de filles en difficulté, bannies ou chassées pour avoir contracté une grossesse ou pour avoir refusé un mariage forcé”.

Pour ce  qui est des filles  bannies ou chassées pour raison de grossesse, le ministère de la Femme a fait savoir que l’Hôtel Maternel de Ouagadougou en a accueillies et hébergées 205 sur la période de 2007 à 2016, en plus des cas de femmes exclues de la société pour refus du lévirat.

Que faire face à la situation ?  Les autorités burkinabè ont annoncé  que pour combattre les exclusions, il est mis sur pied un secrétariat d’Etat en charge de la lutte contre l’exclusion sociale, l’accompagnement des structures d’accueil de ces femmes et la sensibilisation des populations sur les dangers du phénomène.

Des dispositions avaient été prises pendant la transition au Burkina Faso  comme l’adoption de la loi portant prévention, répression et réparation des violences à l’égard des femmes et des filles. Cette loi visait aussi la  prise en charge des victimes. Une autre mesure portant sur la  protection et la  promotion des droits des personnes âgées avait également été prise.

Au Burkina Faso, la célébration de la journée du 8 mars est placée sous le thème “la valeur morale de la personne humaine : responsabilité des communautés dans la lutte contre l’exclusion sociale des femmes”.

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